Un complexe des CFF labellisé Minergie, livré à Prilly en mars 2026, a vu ses chambres monter à 34 °C. Une semaine plus tard, un député vaudois demandait le géocooling obligatoire sur toute nouvelle pompe à chaleur géothermique.
Par la rédaction Envergure
La surchauffe des logements neufs tient son cas d’école vaudois. Un complexe labellisé Minergie livré en mars 2026 à Prilly, 250 millions de francs, avec des chambres relevées à 34 °C en pleine canicule.
CANTON DE VAUDLes CFF ont livré en mars 2026 le complexe résidentiel Central Malley, 172 logements à Prilly, pour 250 millions de francs. Le bâtiment porte les labels Minergie et SNBS.
Pendant la canicule, des relevés ont montré des températures nocturnes de 28 à 29 °C dans les appartements, et jusqu’à 34 °C dans une chambre selon une autre mesure, alors que les habitants utilisaient normalement stores et ventilation (Watson).
Pas ici. Les labels Minergie et SNBS n’ont pas empêché la surchauffe des logements neufs de Central Malley, et les deux causes identifiées tiennent au pilotage automatisé des stores, inadéquat, et à une ventilation insuffisante lors des fortes chaleurs (Le Temps).
La leçon est brutale pour un acheteur comme pour un bailleur. Un appartement peut être neuf, certifié, et mal réglé. Le confort d’été se vérifie au thermomètre en août, pas sur une étiquette en décembre.
CANTON DE VAUDUne semaine après ces relevés, le député vert Alberto Mocchi a déposé une motion au Grand Conseil vaudois. Elle demande que toute nouvelle pompe à chaleur géothermique installée dans le canton intègre un système de géocooling, et que l’adaptation des installations existantes soit subventionnée.
Le complexe de Prilly montre pourquoi la question se pose avant le premier coup de pioche. Le géocooling y équipe déjà les bureaux et les commerces, mais pas les logements.
Le canton consacre 74 millions de francs en 2026 à l’encouragement des rénovations énergétiques, 34 millions cantonaux et 40 millions fédéraux. C’est près de 22 % de plus qu’en 2025, et le canton en attend environ 500 millions d’investissements dans la construction, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (vd.ch).
Un accompagnement, en plus de l’argent. L’Assistance à la Maîtrise d’Usage suit propriétaires et locataires tout au long d’un projet de rénovation, dans le cadre du Programme Bâtiments vaudois. C’est la nouveauté du dispositif 2026.
Pour un propriétaire vaudois qui hésite entre isoler et changer son chauffage, l’entrée dans le programme se fait donc avec un interlocuteur et un budget en hausse, deux choses qui manquaient l’an dernier.
FÉDÉRALLa révision de la Lex Koller, la loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger, entre dans une deuxième manche. Une seconde phase de consultation a été ouverte le 26 août 2026, sur le volet des immeubles commerciaux et des parts de sociétés ou de fonds immobiliers cotés (admin.ch).
| Phase | Calendrier | Ce qui est mis en consultation |
|---|---|---|
| Avant-projet | 15 avril au 15 juillet 2026 | Autorisation pour la résidence principale de ressortissants hors UE et AELE, restrictions sur les logements de vacances, les immeubles commerciaux de pur placement et les parts de sociétés immobilières cotées |
| Seconde phase | Ouverte le 26 août 2026 | Volet immeubles commerciaux et parts de sociétés ou de fonds immobiliers cotés |
Le périmètre précis de cette seconde phase et son échéance ne sont pas détaillés par la communication disponible. Nous y reviendrons quand le texte mis en consultation sera publié.
FÉDÉRALLes hypothèques Saron à taux variable pèsent 24 % du volume négocié par le courtier Moneypark au premier semestre 2026, contre 22 % à fin 2025. La fracture régionale est plus parlante que la tendance (PME Magazine).
| Périmètre | Part du volume Moneypark |
|---|---|
| Suisse entière, fin 2025 | 22 % |
| Suisse entière, premier semestre 2026 | 24 % |
| Suisse alémanique, premier semestre 2026 | 32 % |
| Suisse romande, premier semestre 2026 | 10 % |
Le taux directeur de la Banque nationale est attendu inchangé jusqu’à la fin 2026, ce qui laisse l’arbitrage entre taux fixe et Saron entièrement ouvert. Un emprunteur romand qui écarte le variable suit donc une habitude régionale, pas une contrainte de marché.